Le nomade, le migrant et le sédentaire chez Gilles Deleuze et Félix Guattari

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Le nomade vit dans un espace formé de points (point d’eau etc.) qui sont des relais dans un trajet. Les hommes et les bêtes sont distribués dans un espace ouvert. La loi est le nomos (contrairement à la polis qui a un arrière-plan stable) dans cet espace lisse qui s’oppose à l’espace sédentaire, strié et clôturé de l’Etat.

Mais le nomade n’est pas le migrant qui est constamment en mouvement. Le nomade s’installe et le mouvement de ces deux types de personnages diffère. Le nomade est déterritorialisé, le migrant se reterritorialise après et le sédentaire se reterritorialise sur la terre de l’Etat : « Bref, on dira par convention que seul le  nomade à un mouvement absolu, c’est-à-dire une vitesse ; le mouvement tourbillonnaire ou tournant appartient essentiellement à sa machine de guerre » (Mille Plateaux p.473).

Avec le nomade, la terre devient sol, ce qui fait de lui le vecteur de la déterritorialisation. Paradoxalement, le nomade est dans un absolu local  qui se manifeste dans des opérations à orientations diverses : le désert, la steppe, la glace, la mer, comme l’affirment Deleuze et Guattari.

Le résumé de Mille Plateaux se trouvent sur le lien suivant:

https://www.academia.edu/39895632/Mille_plateaux

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